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Maison rouge, musée de la soie (Cévènnes, France)

Fuseaux soie

Musée de la Soie

A l’occasion d’un court passage dans le Sud des Cévènnes, je me rends à Rochefort du Gard pour visiter le musée de la dernière filature ayant été en activité en France, le musée de la Soie « Maison Rouge ». C’est l’occasion de visiter également le musée de la vallée cévenole, qui explique l’Histoire de la Région et de ses habitants.

Les Cévènnes ont été un lieu riche en culture de vers à soie et de filatures en France. Dans l’hexagone, plus de la moitié des départements français produisaient de la soie mais la moitié de la production provenait des Cévénnes où le mûrier se plaisait.

Une activité de 1836 à 1965

Celle-ci fermera ses portes en 1965, mettant un coup d’arrêt à la filière de la soie en France. Ici, tout commence en 1836, lorsque Jean Henri Léon Molines fait construire la filature connue sous le nom de « Grande Rouge ». La filature compte un centaine de bassines, une machine à vapeur et des coconnières.

Je trouve assez émouvant de visiter ce lieu; les machines ont l’air rutilantes, on a l’impression qu’il suffit d’appuyer sur un bouton et elles pourraient repartir en production. Dans ces murs, plus d’un siècle d’histoire de production de soie! On peut découvrir le process de production que l’on retrouve encore aujourd’hui notamment en Asie. L’intérêt est aussi de comprendre qu’à une époque, la population locale a largement vécu de la sériculture. 

L’élevage des vers à soie dans les Cévènnes semble remonter au XIIIe siècle. Au niveau de l’architecture locale, on trouve beaucoup de magnaneries car de nombreuses familles sont des producteurs de soie. L’Histoire,avec l’édit de Nantes, vient fortement perturber l’ère prospère de la sériculture locale. En effet, le Sud des Cévénnes est dévenu protestant (limite Nord au Mont Lozère resté catholique). Lors de la révocation de l’édit de Nantes en 1685, de nombreuses familles vont fuir à l’étranger.

On est en 1853, la production est à son apogée. En l’espace de 3 ans, cette production va drastiquement chuter, touchée par une épidémie. On demandera à Pasteur de trouver un moyen de combattre ce fléau. Mais l’arrivée de la concurrence étrangère facilitée par l’ouverture du Canal de Suez freinent la reprise de la production française. Au XXe siècle, avec l’arrivée du nylon juste avant la seconde guerre mondiale, la production française déclinera de manière définitive. 

Pour aller plus loin, je vous invite à visiter la Maison Rouge ou le Musée de la Soie. Le musée a publié un article fort intéressant sur l’Histoire de la soie dans la Région.

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Birmanie / Artisanat Tissage * Soie* 1/2

Tissage de la soie en Birmanie

Lors de mon voyage en Birmanie, j’ai pu visiter différents ateliers de tisserands.

A côté de Mandalay, on peut visiter des ateliers de tissage de soie. Les artisans sont à l’oeuvre sur des métiers à tisser manuels et des dames à la dextérité incroyable brodent leur ouvrage, parfois à plusieurs mains.

Deux types de soie sont faites ici, des soies unies et des soies brodées au fur et à mesure du tissage, l’occasion de voir des tours de passe passe de doigts et leurs « fuseaux » (je ne connais pas le terme exact ..)

Comme d’habitude, je reste en extase devant ces métiers à tisser, ces fils de soie dans tous les sens, le bruit de la cadence du tissage, ces hommes et ces femmes qui tissent presque « inlassablement ».

1 vidéo courte pour des images animées et le bruit de l’atelier

Tissage de la soie près de Mandalay

A Bagan, une femme « au long cou » fait une démonstration de tissage dans l’une des échoppes d’un temple et vend ses écharpes en coton.

Les Padaung (Kayan) font partie d’une minorité éthnique tibéto-birmane. Les femmes portent un collier spirale en métal au tour du cou.

La vidéo ne fait que 5 secondes car je n’avais plus de batterie!

Padaung à Bagan